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lundi 25 janvier 2010

Bonjour à toutes et tous.

Je vous souhaite une année 2010 emplie de bonheurs et la moins migraineuse possible !

Je vais me servir des outils que Google met à notre disposition pour faire une analyse de l'évolution de la migraine en France depuis janvier 2004 (date limite que propose google).

Voici une carte de France représentant les différentes régions "impactées" par la migraine. Sont représentées en bleu les zones géographiques dans lesquelles un certain nombre de recherches sont effectuées. Plus le bleu est "profond", plus la migraine est intense !

Animation de l'évolution de la migraine en France. Activez vos images pour voir cette animation.

Que peut-on conclure de cette animation ?

  • En premier lieu que Paris fut la première ville correctement équipée avec Internet et que c'est pour cela qu'il faut attendre 2005 pour commencer à voir des recherches sur les autres grandes villes (comme Lyon par exemple).
  • En supposant que les maux de têtes ne sont pas liées qu'aux grandes agglomérations, on comprend, par rapport au point précédent, pourquoi en 2008 la France entière est touchée. Ce n'est pas une épidémie de migraine, mais bien l'accès haut-débit qui permet d'obtenir ce résultat.
  • Dans le même temps, Google est devenu le moteur de recherche préféré des français, ce qui explique à peu près l'accroissement des requêtes au fil des années.
  • Partant de là, il est intéressant de se focaliser sur les périodes migraineuses :

    • On constate que, d'une manière générale, les crises migraineuses sont liées à l'activité professionnelle ou scolaire. En clair, on a mal à la tête pendant les mois les plus intenses en activité cérébrale et on n'a plus mal pendant les vacances.
    • Comme la majeure partie des gens partent plus de 2 semaines en été, on se rend compte que c'est une période faste pour calmer les crises.
    • Si vous jetez un œil au sondage dans la colonne de droite de ce blog, vous pourrez faire une bijection entre les causes migraineuses, comme le stress, et leurs correspondances temporelles (entre septembre et mai) et géographiques (les grandes villes de France).

On peut ainsi, sans se tromper, affirmer que le stress et la fatigue liés à l'activité professionnelle ou scolaire sont la cause première des crises migraineuses.

J'attends vos remarques pour faire progresser notre compréhension de ce mal qui touche actuellement 10% de la population française (soit 6 millions d'habitants).

Note : cette animation ne fait pas le distinguo entre les personnes souffrant réellement de migraine (comme moi) et celle qui ont un fort mal de tête occasionnel. Elle est uniquement basée sur la recherche du mot "migraine" dans le moteur de recherche Google entre janvier 2004 et décembre 2009.

Voir aussi : comment j'ai soigné ma migraine.

mardi 10 novembre 2009

Bonjour à toutes et tous,
Depuis la dernière info, de nombreux mois se sont écoulés. Que s'est-il passé pendant tout ce temps ?

La vache, ça va mieux !Et bien, la première chose est que j'ai stoppé mon activité, dans l'entreprise ou je travaillais. A partir de là une nette amélioration s'est produite. Curieux non ?

Ensuite j'ai déménagé pour fuir la "folie" des grandes villes (comme Paris ou Lyon). Et ça va beaucoup mieux !

Alors je ne pense pas que ce soit un remède miracle, ni une attitude à adopter pour chacun d'entre nous, mais il est temps de se poser les bonnes questions, quand depuis plusieurs années on souffre de ce mal infernal qu'est la migraine.

Quand vos maux de têtes (puisque c'est par cela que ça débute) interviennent-ils ?
Dans mon cas, c'est lié à un assemblage de plusieurs paramètres :

  • D'abord la fatigue. Si je ne dors pas bien (esprit trop occupé par mon activité professionnelle, par exemple) pendant plusieurs jours d'affilé, j'ai mal au crâne.

  • Ensuite, de par mon activité, passer trop de temps devant un écran d'ordinateur fatigue mes yeux. Si vous ajouter la fatigue général à la fatigue visuelle, vous obtenez un bon mélange pour la migraine.

  • Enfin le stress contribue à me faire mal dormir, donc contribue à mes migraines


Pour résumer, la solution fut de retrouver un bon sommeil et éviter le stress. Comment ?
Et bien, mais c'est radical : changer de boulot et déménager.
Evidemment, tout le monde ne peut pas faire cela et ça ne règlera surement pas vos migraines si vous me copiez.

Faites vous un auto-diagnostique pour comprendre la cause de vos douleurs. Ensuite discutez avec vos proches, ceux qui vous comprennent, pour savoir si ce que vous pensez être la cause de vos migraines est fondée. Puis cherchez le palliatif.

Comme je n'ai pas de solutions pour chacun d'entre nous, répondez en commentaire à ce message et je ferais un article détaillé sur vos causes de migraines et les solutions que vous avez adoptez ;-)

Bon courage à toutes et tous.
Prenez des vacances et ne tentez pas le diable en essayant tous les remèdes possibles et inimaginables. La réponses à vos maux, vous la connaissez sûrement !

mercredi 25 février 2009

La migraine ophtalmique
Abordons le cas particulier de la migraine ophtalmique.
Il existe 2 variantes de migraine dites avec "auras visuelles" :



Les phosphènes :
Ce sont les plus fréquentes. Ils sont la variante ophtalmique des acouphènes (sifflement dans l'oreille), et se caractérisent par l'apparition de taches ou de lueurs dans le champ visuel.
Nous les connaissons tous : ce sont des éblouissements (par exemple en regardant le soleil ou une ampoule allumée).
Il sont "bilatéraux" : c'est à dire qu'ils touchent les deux yeux en même temps.
Ils se localisent de façon "latérale homonyme" : c'est à dire que la perte du champ visuel se situe du côté opposé au phénomène.
Enfin, ils sont de taille et en nombre variable, fixes ou mobiles.



Le scotome scintillant :
Le scotome scintillantIl caractérise typiquement la migraine ophtalmique. Il est perçu comme une lueur ponctuelle. La particularité du scotome est sa survenue brutale, sans signes avant-coureurs et très surprenante pour l'individu.
Il se localise au centre du champ de vision et se propage sur les flancs. A l'instar des phosphènes, il adopte également la répartition dite "latérale homonyme".
Il se déplace en ligne pointillée en laissant une trainée (le scotome).
Fort heureusement, ce phénomène est totalement régressif et disparaît en moins d'heure.



Pourquoi ces phénomènes provoquent-ils une migraine ?

Nous en revenons toujours à la même explication du déclenchement des migraines.

"La survenue brutale et soudaine d'un scotome scintillant provoque chez le sujet un réflexe anxieux. Il va, de lui-même, se plonger dans une angoisse l'amenant progressivement à diminuer son rythme respiratoire. Nous retrouvons ainsi le phénomène décrit dans les articles précédant : "l'hypoventilation".

Une fois la phase du scotome écoulée, le sujet reste dans ce mode de restriction de mouvement, d'attente anxieuse. Se déclenche souvent la migraine dans la foulée".

Pourquoi la migraine revient les fois suivantes ?

"En effet, c'est une question qu'il faut se poser. La première fois qu'une personne subit un scotome, c'est la panique. S'en suit une migraine ophtalmique et c'est toujours une douleur que de subir ces crises.

La seconde fois que la personne est sujette à un scotome, elle se rappelle que celui-ci s'estompe rapidement (moins d'une heure) et donc ne s'inquiète plus à son sujet. Par contre elle se souvient de la crise migraineuse survenue à la suite de cette ophtalmie. Le mécanisme de l'appréhension migraineuse se redéclenche et l'individu replonge dans ce cercle vicieux".

C'est donc à la seconde survenue du phénomène lumineux que le sujet est devenu migraineux !

jeudi 12 février 2009

Attention, cet article ne peut être considéré comme un outil de diagnostic. Consultez votre médecin ou pharmacien avant de prendre un médicament.

Dans tous les cas je ne suis pas responsable de l'utilisation que vous ferez des informations fournies. Merci de votre compréhension.(JD)



Maintenant que nous connaissons les éléments déclencheurs d'une migraine, et que nous savons identifier un état migraineux, attardons nous sur les traitements.

Repassons par la voix de nos experts, puisqu'ils sont là pour ça :
"La migraine se déclenche suite à une appréhension. L'attente de l'état migraineux étant déclenché par un début de mal de tête. A partir de cet instant, le patient se met à retenir son souffle. C'est ce que l'on appelle l'hypoventilation. Ceci entraîne logiquement un manque d'oxygène dans le sang et par conséquent une augmentation du dioxyde de carbone."


Mais ceci n'est pas "dangereux" en soit.
Prenons l'exemple suivant : lorsque vous courrez pour attraper votre train sur le point de partir, vous retenez votre respiration et au bout d'un certain temps, vous ressentez le besoin vital de reprendre votre respiration. Si vous attendez encore, vous êtes oppressés par ce besoin. Vous réussissez à monter dans le train et là vous respirez à pleins poumons, rapidement, longtemps, difficilement. Cette étape est appelé l'hyperventilation et a pour effet de supprimer l'excédant de dioxyde de carbone en ré-oxygénant le sang.

Problème :
Un migraineux ne déclenche pas l'hyperventilation instinctivement. L'organisme va donc passer par une autre voie pour tenter de compenser. Conséquence : vos vaisseaux sanguins se dilatent. C'est ça qui provoque la migraine !

Solutions :
Comme nous l'avons évoqué dans l'article sur la les mécanismes de la migraine, Le maître mot est de : savoir anticiper une migraine !

    Voici les procédures de traitement à adopter par ordre de préférence et de toxicité médicamenteuse.


  1. Forcez-vous à respirer en hyperventilant (= respiration forcée, profonde, et rapide) dès que vous sentez que le mal de tête s'installe. Si vous maîtrisez cette étape, vous n'aurez plus besoin d'avoir recours (sauf cas extrême) aux médicaments ci-dessous.

  2. La molécule du paracétamolChoisissez de préférence le paracétamol (1g/prise et 4g/jour max) : cette molécule est indiquée dans le traitement des fièvres et des douleurs d'intensité faible à modérée. Par contre il n'a aucune propriété anti-inflammatoire. Ce médicament est le plus prescrit en France.


  3. La molécule de l'ibuprofèneSi, comme moi, le paracétamol n'a aucun effet, je vous conseille l'ibuprofène (400mg/prise et 1600mg/jour max). C'est un anti-inflammatoire non stéroïdien. Il est prescrit dans le traitement de courte durée de la fièvre et des douleurs telles que les maux de tête. L'inconvénient est que cette molécule est plus "toxique" que le paracétamol et provoque parfois des mots d'estomac.

  4. Enfin, si vous n'avez pas su anticiper les signes avant-coureur d'une crise migraineuse, il reste un traitement radical (en ce qui me concerne) et que je n'ai pris qu'une dizaine de fois depuis les crises : le Zomigoro.
    Il s'agit d'un médicament de la famille des triptans délivré sur ordonnance pour le traitement de la crise migraineuse.
    Il ne doit pas être utilisé à titre préventif. Lorsque vous en prenez un, il faut que vous soyez certain d'être dans une phase de non retour. Ce médicament a pour effet de réduire la dilatation des vaisseaux sanguins.
    Le délai d'action s'étale de 15 à 45 minutes. Chez moi, les effets secondaire sont une sorte de picotement au niveau du cuir chevelu et une extrême sensibilité de celui-ci lorsque je passe mes doigts sur mon crâne. Par contre il est d'une efficacité redoutable.


Ainsi, vous devez IMMÉDIATEMENT et SYSTÉMATIQUEMENT vous traiter dès les premiers symptômes.

mercredi 28 janvier 2009

Quels sont les éléments déclencheurs d'une migraineDans le précédent article nous avons vu que chacun souffrait de façon différente avant la crise, mais qu'une fois celle-ci installée, la même douleur était décrite par chaque individu.

Il existe beaucoup d'incohérences au niveau des facteurs présumés déclenchant, dont il est impossible de dresser une liste exhaustive.
Mais voici tout de même quelques exemples d'éléments déclencheurs :
(étude dressée sur 1000 patients)


  • L'alcool : 27%

  • Le stress : 22%

  • Les contrariétés : 19%

  • Les hormones : 13%

  • Les odeurs : 6%

  • Les aliments divers : 3%

  • Autres : 10%


Cependant : "lorsque l'on interroge un migraineux de longue date, on s'aperçoit qu'au cours de sa vie il a vu certains facteurs déclenchant disparaître et de nouveau apparaître. Il est exceptionnel qu'un migraineux n'ait qu'un seul facteur déclenchant."

Me concernant :
L'élément déclencheur est le stress ! Oui je fait parti des 22% de stressés qui ont des migraines. Mais il y a aussi la luminosité (parmi les autres 10%). En fait les deux sont liés. Dans tous les cas, mes crises se sont déclenchées pendant une période de forte fatigue.

Migraine et grossesseUn autre cas intéressant :
"Comment expliquer que bon nombre de femmes migraineuses voient leurs migraines s'améliorer ou disparaître pendant une grossesse et que pour d'autres on assiste à une aggravation alors que les phénomènes hormonaux pendant la grossesse vont dans le même sens. On voit même des migraines aggravées par une première grossesse et améliorées par une deuxième et vis versa."

Je ne peux hélas pas témoigner sur ce sujet, mais si l'une d'entre vous y est sujette, votre commentaire est le bienvenu.